Où sont mes 20 ans ?

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L’autre jour, je me suis dit que le travail forme la jeunesse. J’étais alors dans une motivation intense à l’idée de reprendre les cours, et j’ai repris les cours sur le mode super warrior du cartable. C’était le 11 septembre dernier, le premier jour des classes au lycée du pays d’à côté, et le 16 au matin, soit aujourd’hui, soit 5 jours plus tard, me voilà dans l’état ci-dessus affiché. La lose totale les copains !

HS ! Totally burned out des connexions nerveuses ! Moi qui voulais continuer de repeindre mon antre, je crois que je vais rester affalée dans le canapé juste histoire de donner des vacances à mes neurones en leur proposant simplement de se légumer devant les chaines cinéma du bouquet Canalsat. À moins que Lady Vitamine vienne me rendre visite entre temps, je n’ai nullement envie de fournir quelque effort. Je t’explique.

Sache que les cours commencent à 8 heures, que j’habite à 40 bornes dudit lieu d’exercice, mais étant donné qu’on est 70 000 à vouloir bosser sous les tropiques du Grand Duc Henri, ça donne des bouchons pas possibles sur tous les axes routiers qui mènent au centre ville.

5 heures ! Quoi 5 heures ? Me demanderas-tu. 5 heures, c’est l’heure pour lever le camp, sauter dans mon falzar, engloutir mon petit déjeuner, me brosser les chicots et m’engouffrer dans mon carrosse genre Cendrillon qui se barre en courant avant les douze coups de Minuit pour dégommer l’asphalte. Non, parce que le but du jeu, c’est un peu comme le jeu de mot du département de l’Eure. Tu connais ?  » Avant l’Eure, c’est pas l’Eure, après l’Eure, c’est plus l’Eure « 

Donc, si par malheur il me prend l’envie de larguer mon étron matinal juste avant de partir, c’est foutu, parce qu’une minute de retard sur le timing, c’est comme si t’avais dormi une demi heure de plus et que par conséquent t’allais arriver en retard. Le stress du débutant mes agneaux ! En même temps, de rouler à 20 km/heure dans la grosse circulation, ça te permet d’observer les rituels des autres conducteurs qui te toisent avec leurs bolides genre je me tape un salaire de 6000 euros par mois, alors que toi t’es avec ta vieille caisse de bientôt 11 ans d’âge.

Un doigt dans le nez par ci, coups d’accélération super nerveuses par là, une cigarette allumée dans la bagnole genre temple hindou rempli de bâtonnets d’encens qui t’enfument les globes oculaires d’une manière abusive, bref, tu vois le genre. Et moi dans tout ça, en parfaite bleue de ma nouvelle vie, j’observe les scènes complètement anesthésiée du poste de commandement en me demandant où j’ai atterri.

Alors, quelque temps plus tard, j’atterris enfin là où la voix de la Ginette qu’anime radio GPS me dit d’atterrir. Il est 8 heures, le lycée s’éveille, moi je lutte déjà contre le Morphée qui tient absolument à me bercer une dernière fois, je sors de la bagnole l’oeil enfariné, je m’approche du hall d’entrée, les élèves affluent et….. le sourire m’envahit. Ça gueule de tous les côtés, mes oreilles expriment des acouphènes atroces, mais peu importe, je suis arrivée et heureuse de côtoyer les gamins de la cité lycéenne qui me disent :

 » Bonjour madaaaaaaaaaaaaame !!!!! « 

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Ça déménage !

fullsizeoutput_6@ photo Alain Delorme

 

Salut les gosses !

Puisque tu sais maintenant que j’ai décidé de laisser à nouveau mes doigts s’exprimer en mode AZERTY, ( sache accessoirement que je maîtrise aussi le QWERTY ), je dois te dire que ce qui m’a motivée dans le désir de te raconter des histoires à dormir debout captivantes, ce n’est pas uniquement dû à l’amour paternellement inconsidéré de mon blogopote Petitalan, mais c’est aussi dû à mon récent déménagement.

Je m’explique : Ex  » régionnée  » durant 6 années pour me retrouver dans la peau d’une normande, j’ai eu la soudaine envie de revenir au bercail pour rechausser mes sabots dondaine. Oh ! Oh ! Oh ! Autant te dire que rapatrier 60m3 en quelques jours parce que tu dois quitter ton ancienne life à toute blinde, c’est une aventure à te faire tomber les poils pubiens d’une manière impressionnante.

Je m’explique encore : J’ai décroché un job du tonnerre in extremis au pays du Grand Duc Henri. Conséquence, ni une ni deux, j’ai foncé sur le Net pour dégoter un déménageur sympa qui transporte aussi les plantes. Rien de passionnant jusque-là, mais le chrono était lancé car ce qui m’attendait relevait de l’expérience Koh Lanta en arrivant sur mon nouveau lieu de vie.

Je m’explique encore une fois : Alors que j’ai quitté une maison de rêve située dans une résidence de rêve façon Victoria Lane, j’ai débarqué dans la bicoque familiale qui avait tout des scènes de crime que tu peux trouver dans l’émission  » C’est du propre  » sur M6. Le bordel total et des toiles d’araignées à te faire tomber les chicots trois par trois. Conséquence, j’ai gonflé mes biceps pour débarrasser les lieux, récurer, frotter, laver, peindre, tapisser, poncer, percer, tout ça en un temps record parce que la rentrée était très proche. Eh oui, t’auras compris que je bosse dans un bahut de grand standing.

Autant te dire que mon ostéopathe a pu partir tranquille en vacances vu les Boyards que je lui ai laissés sur sa table de soins. Bref, la rentrée a eu lieu et j’ai presque remis la baraque en ordre. Mais tu vois l’ami(e), j’ai une sainte horreur des déménagements parce que c’est la lose totale au niveau des nerfs et du bon équilibre émotionnel. J’ai craqué des neurones plus d’une fois, mais le côté positif est que j’ai toujours pu compter sur mon chat qui m’a soutenue mieux qu’un pro de la psy. Quel été pourri quand-même !

Morale de l’histoire, si tu veux pas t’emmerder avec ce genre d’embrouille ménagère, reste chez toi !

 

 

I’ll be back !

Photo du 39834141-01- à 11.03

Salut les copains !

Rien que la formule d’introduction rappellera certainement ( ou pas ) à tes connections neuronales, de joyeux souvenirs. Remember, c’était il y a 8 ans, tu étais venu traîner tes virtuelles guiboles sur ma toute première prose bloguesque. Notre liaison d’amour a duré 2 ans pis je m’suis barrée, comme ça, en te laissant dans le désespoir le plus profond.

Mea culpa l’ami, moi aussi j’ai réalisé mon examen de conscience, alors j’ai décidé de ramener ma couenne digitale sur la blogosphère. Bon, d’accord, mon exportation 2.0 a duré 6 ans, mais j’ai bien réfléchi, tu m’as manqué. Faut dire aussi qu’y a un de mes virtuels potes qu’a insisté longtemps, patiemment, lourdement, fidèlement, pour me faire revenir à la raison. Tu le connais peut-être, his name is Petitalan. J’ai fini par craquer parce que c’est un petit Père Sévérant, alors me revoilà.

Tu remarqueras que j’ai gardé ma singulière verve, celle qui t’a tant fait rire et qu’a signé ma splendeur d’antan. Je l’ai rattrapée au vol rien que pour toi, pis pour moi aussi, accessoirement. Ça te plaît ? À la bonne heure ! On causera de tout et de rien, de mode, de maquillage, de strings, de voyages, entre autres banalités affligeantes, tout ça dans la bonne humeur pour te filer la pêche de bon matin et pour te donner l’envie de revenir. Ça c’est mon esprit cash. Tu me suis ?

Ah, j’ai oublié, j’ai un chat, t’en entendras souvent parler de ce quadrupède à poils longs parce que c’est l’amour de ma vie. C’est à cause de ses yeux, ils sont bleus, alors ça m’a fait chavirer le coeur. Je ne sais pas comment j’aurais réagi s’ils avaient été rouges. Ça doit être à cause que j’aime pas la colère. Bref. Mfffffff….

Voilà pour les présentations les copains, je te dis à la prochaine pour un papier surprise, pis accroche-toi, je vais remettre le couvert en proposant un super concours pour te faire gagner un super cadeau. Prêt(e) ?